La Sarre, la Lorraine, le Luxembourg, la Rhénanie-Palatinat et la Wallonie forment un espace de coopération transfrontalière où circulent chaque jour des dizaines de milliers de travailleurs.
Le salarié frontalier travaille dans un pays et réside dans un autre. Sa protection sociale relève en principe du pays d'emploi, tandis que l'imposition suit les conventions fiscales bilatérales, différentes selon les pays.
Il a modifié la donne : au-delà d'un certain seuil de jours travaillés depuis le domicile, l'affiliation sociale peut basculer vers le pays de résidence. Un accord européen a relevé ce seuil pour le télétravail transfrontalier, sous conditions et sur demande.
Trains régionaux transfrontaliers, lignes de bus et titres de transport communs existent sur plusieurs axes. Les questions de reconnaissance des diplômes et de bilinguisme restent les principaux freins à la mobilité professionnelle.
La Sarre a adopté une stratégie visant à généraliser la maîtrise du français, avec un enseignement précoce dans les écoles. Côté français, l'allemand reste enseigné en Moselle dans des dispositifs spécifiques.